« LA PETITE FILLE QUI AVAIT AVALE UN NUAGE GRAND COMME LA TOUR EIFFEL » . ROMAIN PUERTOLAS

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Demat !

Voici mon coup de coeur de l’été ! Ce roman est un petit bijou, un extraterrestre, un ovni que vous devez absolument avoir dans votre sac de plage ! On pleure, on rit, on est ému, on est triste, on est joyeux, on sourit… vous passerez par toutes les émotions au fil des pages mais avec délectation et bonheur.

J’ai entendu parlé de Romain Puertolas mais je n’avais pas encore eu l’occasion d’en découvrir l’écriture. La conclusion est qu’il ne faut pas perdre de temps mais courir chez votre libraire ! Né en 1975, primé plusieurs fois, vous avez forcément entendu parlé de lui par son roman « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA ». Roman que je vais m’empresser de lire avant le printemps 2018 car sachez-le : l’adaptation cinématographique du roman est en cours de tournage !

Pour en revenir au roman qui nous intéresse aujourd’hui, on y parle d’un sujet grave : la mucoviscidose. Mais sa réalité mortelle est traitée à l’image de l’enfant qui en est victime. C’est à dire avec légèreté et rêves. On part dans un voyage fabuleux peuplé de rencontres extraordinaires et mystérieuses. Une postière, un contrôleur aérien, un coiffeur-barbier, un berger, une petite marocaine, un marabout, un moine boudhiste…

Tout part d’une jeune femme qui réussit à s’envoler seule, juste en battant des bras, depuis une piste de décollage de l’aéroport de Roissy durant l’épisode du nuage de cendres qui s’est abattu sur l’Europe lors d’une éruption volcanique islandaise. S’ensuit des aventures incroyables dans lesquelles on plonge tête baissée, on se laisse bercer par l’imaginaire de l’auteur et cette histoire fabuleuse.

Je vais faire court pour cet article, je n’en dirai pas plus au risque de spoiler le roman. Il faut le lire, il faut le vivre. Car c’est avant une histoire d’amour. Amour entre un homme et une femme, amour fraternel, amour maternel, amour sous toutes formes.

J’espère vous avoir donné envie de le lire, en tout cas je le souhaite car c’est réellement une perle.

Breizhous

LES JUMELLES DE GLACE DE S.K TREMAYNE

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Demat!

Belle découverte que le roman « LE DOUTE », en français, de S.K Tremayne de son vrai nom Sean Thomas. Mais vous le connaissez peut-être déjà sous son autre pseudonyme, Tom Knox ?

Ecrivain et journaliste anglais, il s’est spécialisé par ses 1er romans dans les thrillers archéologiques et religieux.

Le Doute publié en 2015, son 1er livre sous le pseudo S.K Tremayne fut best-seller dans de nombreux pays et le 2ème, Fire Child sorti en janvier dernier, est déjà best-seller en Allemagne et j’ai hâte de le lire! 🙂

Mais ce n’est pas par sa notoriété que j’ai découvert « Le Doute », c’est par hasard, par une amie qui me l’a conseillé. Et… : j’ai adoré !

J’ai eu le plaisir de me retrouver une nouvelle fois dans les Hébrides écossaises si chères à Peter May. Tout commence par un couple de londoniens qui quitte sa grande maison digne d’un magazine de déco pour s’installer dans l’île familiale au coeur des Hébrides. Le cottage y est à l’abandon, le phare balaye les environs de sa lumière lancinante, l’île est fouettée par les vents et les embruns et une ambiance glacée y règne. Sarah et Angus Moorcroft arrivent dans ces paysages sauvages et magnifiques mais tout aussi rudes et torturés que leur vie, leur famille, leur esprit. En effet, leur nouvelle vie commence à 3 et non plus à 4. L’une de leurs jumelles, blondes aux yeux bleus de glace, étant décédée. On découvre rapidement que le comportement de la survivante va se révéler étrange. L’auteur passe avec facilité du point de vue de la mère au point de vue du père ce qui sème ombre et inquiétude sur le lecteur en bousculant ses certitudes.

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Il va falloir rester amarré à l’histoire car le doute va s’insinuer en vous, lentement, l’auteur nous plongeant dans une ambiance de peur, d’angoisse et de doute. Il arrive parfaitement à retranscrire les sentiments qui doivent s’entrechoquer dans de telles conditions de deuil : tristesse, douleur, culpabilité, amour, colère, haine… folie.

L’atmosphère est oppressante, l’isolement de ce cottage au milieu d’un environnement aussi éloigné de tout, à la nature aussi somptueuse qu’hostile,  renforce encore cette sensation glaçante que l’on ressent. Laissez-vous embarquer au travers du brouillard entourant cette fillette survivante et ses parents sur Eilan Torran, ressentez leurs doutes, écoutez les sifflements en gaélique du vent et le dédouement vous surprendra…

Bonne lecture

Breizhous

LA TRILOGIE ÉCOSSAISE DE PETER MAY

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Amatrices de polars voici un petit article pour vous faire découvrir un auteur que j’aime beaucoup: Peter May ! J’ai découvert son travail par cette trilogie écossaise et j’ai adoré !

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Écossais d’origine, ce romancier et scénariste vit en France dans le lot et possède la nationalité française depuis cette année. Sa trilogie écossaise s’inspire de ses origines et de son passage dans les îles Hébrides du nord de l’Écosse pour un tournage de série télé. Ces îles rudes aux paysages majestueux ventés, torturés et parfois hostiles se retrouvent dans le charme sauvage du personnage principal Fin Macleod et de l’ensemble des habitants. Les caractères sombres et brumeux comme les étendues froides de tourbe nous plongent dans une intrigue bien ficelée, prenante ou l’on essaie de démêler les fils qui tissent les liens entre les personnages. Personnages que le héros, inspecteur de police, a connu durant son enfance et son adolescence mais qu’il retrouve à l’âge adulte bien différents, tout comme lui. En quête de vérité sur un meurtre, c’est une quête de vérité sur le passé qui ressurgit et qui nous tient en haleine jusqu’au bout dans le 1er roman (L’île des chasseurs d’oiseaux).

Les deux suivants (L’homme de Lewis et Le braconnier du lac perdu), nous emmènent encore plus loin dans les souvenirs de Fin. Nous sommes replongés immédiatement dans les villages aux maisons de pierres noires dont les cheminées fument de tourbe séchée, dans les paysages de falaises imprenables où la flore plie sous les bourrasques de vent et où les bateaux disparaissent dans les creux des vagues houleuses. Tout au long de la lecture, l’Écosse nous prend et nous entraîne dans les coins sombres et secrets des personnages. Leurs tiraillements, leurs hésitations sur les choix à faire, leurs regrets mais aussi leurs rires résonnent sur la lande en gaélique. Peter May retranscrit très bien l’adolescent que l’on est avec nos peurs et en même temps notre insouciance. Et il passe en permanence de cet adolescent à l’homme (ou la femme) que nous devenons. Les chemins complexes par lesquels nous passons et qui font ce que nous sommes, sont constamment explorés pour comprendre le présent.

Bref, cette trilogie fait partie de mes favoris et je vous invite à vous laissez porter par les vagues tourmentées des Hébrides ! J’attends vos avis !

Breizhous !

PATRICIA WENTWORTH : un air de Miss Marple!

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Paris, dimanche matin, un regard par la fenêtre et là : pluie, grisaille, froid…. Comme une envie de passer la journée sous la couette avec un bon bouquin dans les mains? Et bien allons-y ! mais en compagnie de PATRICIA WENTWORTH !

Si vous êtes amatrice de polars bien ficelés au charme désuet d’Agatha CHRISTIE, cette auteure est pour vous ! Point de rencontres Tinder ou Happn et de femmes en mini short à boire des cocktails au bord de la Tamise dans ces romans des années 20 à 60, amatrices de Lauren Weisenberger en Louboutins, passez votre chemin ou cassez vos codes et acceptez un petit retour en arrière.

Et croyez-moi, vous allez adorer passer une journée cocooning à voyager dans cette époque révolue où les bonnes manières étaient reines et où les hommes comptaient fleurette aux jeunes filles à l’abri des réverbères. Allez, avouons que quelque part au fond de nous on aimerait bien qu’une petite part de ce siècle existe encore….

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Elle a écrit de nombreux romans sans liens entre eux mais également des séries. Les intrigues tiennent la route, le suspense est présent jusqu’à la fin et l’histoire dans le roman « A l’aveuglette » par exemple, est très originale. Elle comporte même un soupçon de frisson et n’est absolument pas démodée comme certains pourraient le penser vu sa date de publication :1935.

Mais si je vous invite fortement à découvrir l’ensemble de ses romans, je vous propose de découvrir en particulier la série MISS SILVER. Miss Silver, qui est en quelque sorte la grande sœur de Miss Marple. Car oui, Patricia Wentworth bien que née dans les mêmes années que sa consœur Agatha Christie, a inspiré la retraitée bien connue du grand public. Néanmoins, les deux femmes sont bien différentes. Il faut lire leurs aventures pour le comprendre.

Ce que l’on aime dans le personnage de Miss Silver c’est son côté vieille fille discrète qui écoute l’air de rien le monde qui l’entoure, une tasse de thé fumante à côté d’elle, tout en continuant à tricoter des écharpes en laine. Certes je caricature un peu mais c’est le ressenti que l’on a du personnage. Les intrigues feutrées dans la haute bourgeoisie coulent au rythme d’une rivière anglaise. Toujours sur fond d’une légère romance, cette détective privée ancienne préceptrice, sait gagner la confiance des gens et s’en servir pour résoudre les énigmes qui s’offrent à elle et à Scotland Yard.

Alors, les filles, si vous êtes amatrices du fog anglais et du flegme de ses habitants, courez en librairie découvrir cette vieille dame qui deviendra vite une de vos amies des longs dimanches pluvieux !

Breizhous !