TU COMPRENDRAS QUAND TU SERAS PLUS GRANDE…

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… me disent les papys et mamies de la maison de retraite Les Tamaris. Ce 1er roman de Virginie GRIMALDI se déroule dans un lieu rarement exploité dans les livres car sans doute jugé peu glamour. Bon, ça, ce n’est pas faux! Il faut dire qu’une maison de retraite peu être perçue comme un mouroir, un endroit aseptisé où les gens âgés ayant perdu leur autonomie attendent de partir définitivement. Et pourtant, heureusement, ce n’est pas le cas partout. Pour avoir connu ma grand-mère dans une maison de retraite colorée et chaleureuse, je sais que ces dernières sont avant tout des lieux de vie mais on a tendance à l’oublier.

Ce roman offre un regard tendre, émouvant et original sur le monde des « yeuves ».  Leur place de personne à part entière est redéfinie, le lecteur ne les voit plus comme des « vieux » mais comme des personnes qui lui ressemblent, qui ont eu une vie chargée d’émotions, de joies, de drames, de rires et de fous rires. Au travers de Julia, trentenaire perdue, psychologue remplaçante aux Tamaris, on suit sa reconstruction personnelle grâce à l’évolution de son regard sur les résidents. Comme elle nous voyons tous nos grand-parents comme les personnes aimantes qui prenaient soin de nous en l’absence des parents; le grand-père pour les bêtises et le jeu et la grand-mère pour les gâteaux. Cette vision de notre enfance nous la gardons adulte en regardant nos grand-parents avec amour et tendresse car c’est ce que nous avons reçu d’eux, enfin pour ma part! Avec Julia, nous allons prendre conscience de leur individualité et de leur caractère toujours aussi fort malgré les années.

Julia va recevoir beaucoup, elle va apprendre sur elle-même au contact de ces résidents hors du commun et apprendre que les drames, les difficultés nous forgent et nous font avancer car on n’a pas le choix. La vie c’est maintenant, c’est l’instant présent, le passé est hier et le futur n’est pas encore.

Je crois pouvoir dire que je n’ai jamais autant pleuré en lisant un livre. Mais pas de tristesse non, d’émotion. Il renvoie à beaucoup de nous-même, il nous rappelle des moments tristes ou des moments tendres. Tout est écrit avec beaucoup de bienveillance et d’humour. Car oui, on rit aussi beaucoup en lisant ce roman. Les personnages sont drôles et attachants, on aimerait ne pas les quitter. Lisez-le et jusqu’au bout, le fin est surprenante! 😉

Bonne lecture! Qui l’a autant aimé que moi?

Breizhous

 

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